Le yachting de tradition
et Les Echos- Série limitée :
Tant de valeurs à partager
Depuis plus de
dix ans, le quotidien économique Les Echos publie un
magazine dédié à l'art de vivre, "
Série limitée ". Chaque mois, les valeurs
d'élégance et d'authenticité y sont mises
à l'honneur. La rédaction a aussi à cur
de poser des passerelles entre la tradition et la modernité,
de donner la parole aux artisans et aux entreprises qui consacrent
leurs efforts à perpétuer la beauté.
La voile en général et la belle plaisance en particulier
y ont souvent fait l'objet de reportages. Il était donc
naturel qu'un rapprochement s'opère entre le magazine
et les amoureux de belles carènes.
Le magazine a commencé par parrainer plusieurs épreuves.
D'abord en Méditerranée (Trophée Bailli
de Suffren, Voiles de Saint Tropez, Régates royales à
Cannes, Régates impériales à Ajaccio
),
puis en Atlantique, avec la Lancel Classic-Bois de la Chaise
à Noirmoutier.
Rapidement, l'idée de décerner chaque année
un Prix du yacht de tradition s'est imposée. Le but était
de récompenser le voilier le plus élégant.
Tant sur l'eau , par sa silhouette et la qualité de ses
manuvres, qu'à terre, par la perfection du matelotage,
l'entretien des cuivres et vernis, et la tenue vestimentaire
de l'équipage.
Le prix se présente sous la forme d'un trophée
à brandir bien haut , tel le bouclier de Brennus en rugby.
Il est aussi destiné à être accroché
au mur des yacht club pendant l'hiver, jusqu'à sa remise
en jeu au début de la saison suivante.
Il a été remis l'année dernière
entre les mains de Mikaël Creac'h, capitaine de Moonbeam
IV, côtre aurique de 34 mètres. Le bateau avait
été construit en Ecosse en 1914, à partir
des plans du célèbre architecte William Fife III,
auteur entre autres du premier des Pen Duick. Il a été
admirablement restauré voici une dizaine d'années.
Sa sélection s'est opérée à l'issue
des rassemblements d'Ajaccio, Marseille, Malte, Cannes, et Saint
Tropez. Là, des jurys locaux ont d'abord récompensé
leur vainqueur et deux prétendants. Par la suite, un
jury national de personnalités de référence
a retenu le voilier de l'année, parmi la sélection
des quinze candidats qui leur était soumise.
La cérémonie de remise a été organisée
lors de la soirée inaugurale du Nautic, en décembre
dernier, à Paris, porte de Versailles. Elle s'est déroulée
en présence de Marie Tabarly, marraine de la première
édition.
Pour l'édition
2010, la première semaine de Brest a été
retenue comme épreuve de sélection des voiliers
les plus élégants, de manière à
faire aussi concourir les voiliers naviguant en Manche et en
Atlantique.
Les organisateurs du Prix voulaient aussi rendre hommage au
plan d'eau de la Cité du Ponant. Ce dernier a vu naître
l'une des plus anciennes sociétés de régates
en France. Il a aussi été le théâtre
du mouvement de renaissance de la voile de tradition sous toutes
ses formes.
Les Echos se réjouissent de participer à la mise
à l'honneur de la splendide rade de Brest et de rendre
hommage aux équipages qui perpétuent l'esprit
de la Belle plaisance
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